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Goodbye Madiba

Nelson Rolihlahla Mandela (18 Juillet 1918 - 5 décembre2013)


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Le grand Mandela est parti :
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais le triomphe sur elle"
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Invictus, William Ernest Henley
Ce poème joua un grand rôle dans la vie de Nelson Mandela durant sa période d'incarcération à Robben Island

Hobsbawm, à la droite du père


Un journaliste du Dallas News dédiait il y a peu un panégyrique à Larry Hagman implorant Dieu d’accueillir l’impitoyable JR de Dallas au royaume des cieux. Par extension on pourrait prétendre au même miracle en faveur d’Eric Hobsbawm, décédé en octobre dernier. 

Tant qu’à faire, et sans vouloir offenser personne, l’historien marxiste mériterait d’être placé à la droite du Père. Hobsbawm considérait une erreur l’obsession de la gauche pour éradiquer la religion. Cet intellectuel errant par la force des choses au début de sa carrière, juif fils de juifs bien évidemment, va dédier sa longue ligne droite finale à analyser l’état des lieux du monde [1] après le collapse déclenché dans l’empire soviétique par la chute du mur de Berlin en 1989.

Pour lui, la crise capitaliste que nous traversons est l’équivalent de ce que l’effondrement de l’URSS supposa pour le communisme. Au long des vingt dernières années il n’avait eu de cesse de dénoncer infatigablement les prophètes ultralibéraux qui prédisaient l’avènement du meilleur des mondes, en croissance permanente grâce à l’extermination des cocos partageux bolcheviks. Le temps lui a donné raison. Et à Marx aussi, si vous permettez. Car, à l’instar de la nitroglycérine, le capitalisme est un système instable par nature: il enfante ses propres crises et le libre marché, pur et cru comme les sushis, finit par produire une telle quantité de parasites anisakis qu’on se retrouve à l’arrivée lobotomisés –et qui de plus est en tenue de petite danseuse.

Mais Hobsbawm –à qui le spéculateur philanthropique George Soros avoua un jour qu’il avait découvert « des choses très intéressantes » en feuilletant Marx- allait prédire non seulement que la logique insatiable du capital reviendrait tôt ou tard au galop après la chute du Mur. L’historien conspua vainement la gauche absente, la social-démocratie impuissante, dévorées para la nébuleuse mondialisatrice.

Tout de même, il est curieux que le décès de ce grand savant soit passé presque inaperçu, alors même que Hobsbawm est à l’histoire politique ce que Bob Dylan est à la musique populaire : incontournable.

Qu’il repose en paix, c’est la moindre des choses.

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[1]  Interesting Times. A Twentieth-Century Life, Abacus, 2003

Happy Birthday, Charles!

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Réfuter Darwin?

C'est le deux centième anniversaire de la naissance de Charles Darwin mais le bien fondé de la contribution de ce grand homme à la civilisation moderne -la théorie de l'évolution- est encore contesté par certains.
D'un côté du débat des humanistes, des anthropologues, des biologistes, des zoologistes et un bon nombre d'autres ologistes produisent des montagnes de preuves pour démontrer au delà des doutes raisonnables la théorie selon laquelle les formes de vie évoluent par sélection naturelle.
De l'autre côté, une minorité puissante constituée par tous ceux qui ne croient pas aux faits scientifiques et qui, pour ce faire, citent des textes anciens taillés à la hache par des tribus de l'âge de bronze; des mythes tribaux pour étayer leur revendication, à savoir que la vie, l'univers et tout ce qui en découle est le résultat d'un acte de création.
Si vous n'êtes pas encore arrivé à une réponse satisfaisante à la question : création ou évolution, la vie évolue-t-elle selon le principe de "survie du plus convenable "?, je vous propose de faire un tour dans le voisinage et d'observer vos semblables: vous y trouverez des singes type -comme les créatures qui traînent dans la rue ou chez l'épicier. Cela devrait résoudre tous vos doutes.

PS.- Je vous recommande la lecture de Darwin's Law of Love, oú Christopher Howse dans The Telegraph réconcilie le darwininsme avec le christianisme par le bouddhisme.
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